Entre les pluies cette semaine
Les journées ont eu des allures celtiques. Entre les pluies, le soleil, et le vent venu des dunes. Parfois, les bords de Dordogne portent encore quelques parfums d’embruns et du bassin, mélange du large, des sels, et de vase aussi.
Un temps changeant, qui dicte l’allure et le contenu des carnets de glanes…
Nombreux sont les domaines pour lesquels la météo a une influence : l’ agriculture, la construction, les transports, la mode... et , l’art ! Oui l’art. La lumière, l’humidité, la constance des vents.
Longtemps, j’ai vécu la météo comme un aléa extérieur. Indiquant plus ou moins comment j’allais me couvrir ou si j’arroserais ou non le potager.
Mais aujourd’hui mon regard a changé. Dans les semaines comme celle qui vient de passer, je perçois pleinement l’importance du temps qu’il fait, et comment, depuis que j’ai ensauvagé ma pratique, il est passé d’aléa à apporteur d’opportunités.
Depuis que je glane avec intention, j’ai comme appris à danser avec les éléments. Il y a des cueillettes qui se font par temps de pluie et d’autres qui seront plus propices sous le soleil ou les vents. Alors, la météo m’oriente vers tel ou tel chemin. Celui des arbres dont j’espère les chutes de quelques branches, après les jours de grands vents. Les matins après la pluie, pour conserver fraiches les glanes d’une prochaine cuisson d’ecoprint. Les après-midi ensoleillés pour sêcher au mieux les feuilles et fleurs à presser dans mes herbiers.
Aujourd’hui, la météo n’est pas une contrainte, ou une variable à subir. Elle est un guide, complice de mes projets et explo. Lorsqu’il pleut en hiver, j’ouvre par exemple l’oeil sur les dentelles de feuilles qui un peu humides retrouvent leur souplesse et peuvent être pressées facilement sans se décomposer
Cette semaine, dans le JOURNAL retours de glanes, je vous raconte les dernières cueillettes, et les explos entre pluie, vents et grand soleil


